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Reportage


C’est le jeudi 15 octobre dans l’après-midi que l’équipe de RN7Historique recevait à Francorchamps les 25 voitures inscrites pour ce rallye automnal qui en était à sa 11ème édition.

Les parkings du réputé Hôtel de la Source avaient plutôt fière allure car les modernes Aston Martin, Porsche GT 3 RS et autres BMW M3 venues d’Angleterre et d’Allemagne pour en découdre sur le plus beau circuit du monde se disputaient la vedette avec les historiques inscrites pour la balade automnale.

Parmi celles-ci, on retrouvait une magnifique Jaguar XK 140, deux berlines MK II dont une venue tout spécialement par la route de Gordes, en Provence, mais aussi une rare MGB  V8, une très belle Alfa Romeo 2600 coupé accompagnée d’une GTV 2000, une Citroën DS 23, deux Mercedes, une 190 SL et un coupé 280 SL, une VW Coccinelle, une belle brochette de Porsche de tous âges, une rare Ford Focus RS et enfin 2 Audi R8 (une V8 et une V10 cabriolet) .
Mais toutes les attentions se tournaient sur deux voitures vraiment exceptionnelles dont leurs propriétaires n’ont pas hésité à braver une météo peu clémente : l’Aston Martin DB 4  de 1959 de Roger et Claude Boulinguez, venus de France, et

l’Intermeccanica Italia de Marc et Christine Deltenre produite à 376 exemplaires entre 1966 et 1972 avant que la firme ne déménage aux USA à San Bernardino et ne se lance dans la fabrication des Porsche 356 Speedster et qu’ensuite Edmond Perry ne les fabrique à Blégny en Belgique sous le nom de Apal Speedster.

Le vendredi 16 à 8h31, c’est la Citroën d’André Meyer qui s’élançait par une température proche de zéro degré sur des routes légèrement enneigées !

La traversée des Cantons de l’Est en Belgique était suivie d’une étape dans l’Eifel allemand  avant de revenir en Suisse luxembourgeoise par la vallée de la Wiltz puis de la Sûre. C’est dans cette partie très escarpée de moyenne montagne (si, si, je vous assure, on ne compte plus le nombre d’épingles à cheveux sur le parcours !) que la belle Aston Martin DB 4 s’est retrouvée sans freins et que la sortie de route, heureusement sans aucun dommage ni pour l’équipage ni pour la voiture, s’est soldée par une belle frayeur.
Ah les fameux freins à disques Dunlop des années 50 qui avaient permis à Jaguar de remporter 5 fois les 24 H du Mans!
Après la traditionnelle pause apéro à Esch-sur-Sûre,

...tout ce petit monde continuait la traversée du Luxembourg et des magnifiques forêts du Haerenboesch jusqu’au restaurant l’Eau à la Bouche sur les hauteurs d’Arlon après une étape matinale de 181 km.

L’étape de l’après-midi, longue de 130 km, traversait sur quasi toute sa longueur les forêts de Saint-Léger, le grand Bois de Lanage, le bois de Maitrejibois, la forêt de Morlanvaux, celle d’Orval, et enfin sur une vingtaine de kilomètres, l’immense forêt de Sedan. Le Château Fort,

....... le plus grand d’Europe avec 35000 m2 sur 7 étages en a impressionné plus d’un avec ses murs de 7 mètres d’épaisseur en moyenne ! Une partie de cette somptueuse forteresse a été transformée en hôtel de luxe où tout ce petit monde faisait étape.

Le samedi 17, c’est sous un épais brouillard que les concurrents quittaient le Château pour  une étape matinale de nouveau de 180 km qui entrait de suite dans la forêt de Sedan pour 30 km à travers bois jusque la vallée de la Semois, puis celle de la Meuse française. Après avoir longé le Lac des Vieilles Forges et traversé la magnifique place de Rocroi, tous se retrouvaient à.......

Macquenoise pour la traditionnelle pause apéro et la visite du site de tournage du film « Rien à déclarer » de Dany Boon avec Benoît Poelvoorde.

Enfin, après un somptueux repas dans le domaine du Val Joly en bordure du lac, les 25 voitures repartaient visiter les barrages de l’Eau d’Heure avant de rejoindre la vallée de la Molignée, puis celle de la Meuse pour arriver à Marche-en-Famenne au Quartier Latin.

La soirée était couplée avec la soirée Retrouvailles qui, comme chaque année, est consacrée à la présentation du film de la Route Nationale 7 de mai dernier : une cinquantaine de personnes venaient compléter une assemblée largement acquise à la cause que défendent les organisateurs depuis bientôt 20 ans : la passion de la voiture ancienne qui ne serait rien si on ne s’invente pas la vie qui va avec, en commençant par sa vocation première : rouler, c’est pour cela qu’elle a été conçue et si en plus cela se fait dans une ambiance conviviale et amicale, ce n’est que du bonheur !Enfin c’est en musique et aux petites heures que les irréductibles ont assuré la fermeture du bar en attendant les prochaines aventures en Bretagne d’abord, aux Etats-Unis ensuite…Et que la route soit pour vous la plus belle possible !


Michel DARTEVELLE.